Historique (suite)

Le seul terrain disponible et convenable pour un cimetière était situé près du cimetière protestant, dans la rue Belvédère. Il avait, lit-on dans les archives, « la contenance de trois acres et quelques perches ». Ainsi, le 22 septembre 1855, un missionnaire de Sherbrooke, l’abbé A. E. Dufresne, au nom de Mgr Jean-Charles Prince, évêque de Saint-Hyacinthe, acheta de la Compagnie des Terres le terrain de deux acres et un tiers. Après l’avoir fait préparer soigneusement, il le bénit solennellement le 12 novembre 1857.

Le deuxième cimetière, qui servait aussi de lieu de sépulture pour toutes les missions adjacentes de la région de Sherbrooke, se remplit en quelques années seulement. L’acquisition d’un troisième cimetière, assez grand pour répondre aux besoins de la population d’une ville en plein essor, devint urgente. Ainsi, en 1882, les paroissiens formèrent un comité qui, après plusieurs mois de recherche, arrêta son choix sur un terrain de 50 acres appartenant à Eliza Terril.

Georges E. Rioux, l’un des syndics, proposa que le terrain acheté soit connu sous la dénomination de Cimetière Saint-Michel. Le terrain fut aménagé en le séparant en forme de croix par deux grandes allées. Après des mois de travail, le dimanche 12 août 1883, Mgr Antoine Racine, évêque de Sherbrooke, procéda à la bénédiction solennelle du nouveau cimetière. Le sermon en français fut prononcé par Mgr l’Évêque et celui en anglais par A. E. Dufresne, alors vicaire général du diocèse.

Le 18 mai 1902, Mgr Paul Larocque présida à l’érection des stations du chemin de croix au Cimetière Saint-Michel de Sherbrooke, un événement que couvrit le journal La Patrie, dans son édition du samedi 24 mai 1902. Plus de 4000 personnes avaient participé à cet événement, au cours duquel on déposa des tableaux bénits à chacune des stations. Encore aujourd’hui, on peut voir ces tableaux, importés d’une célèbre maison de Belgique, dont les bases en granit sont l’œuvre de M. Kelly, marbrier de Sherbrooke.

Le 1er novembre 1904, Mgr Paul Larocque procéda à la bénédiction du Calvaire. L’abbé Elie Auclair prononça alors le sermon de circonstance.

Au cours des décennies suivantes, le Cimetière Saint-Michel continua de se développer afin de toujours mieux répondre aux besoins des familles sherbrookoises. Plus récemment, soit en 1986, nous avons procédé à la construction d’un columbarium, qui abrite des niches dans lesquelles sont déposées les urnes cinéraires. Depuis 1993, un mausolée accueille un ensemble d’enfeus destinés à recevoir les cercueils. Enfin, le 12 septembre 1999, nous avons inauguré le centre administratif, qui loge un second columbarium, un mausolée et trois chapelles. Gage de tranquillité d’esprit depuis des générations, nous nous préparons à écrire les prochains chapitres de notre histoire, déterminés à continuer de servir la communauté dans les règles de l’art.